Les animaux : une thérapie ?

Aller mieux en caressant son chat ? Aussi étonnant que cela puisse paraître, la zoothérapie a fait preuve de son efficacité, et appartient désormais aux méthodes de soins reconnues.
La zoothérapie ou thérapie assistée par l'animal (TAA) appartient aux médecines complémentaires et s'inscrit dans le champ plus large de la médiation animale. La présence de l'animal pourrait contribuer à diminuer l'anxiété, favoriser les échanges et apaiser les patients, tout en offrant une parenthèse positive dans un environnement hospitalier souvent associé à la maladie et aux traitements (1-3). Cela s'applique également au personnel soignant.
- Son développement nécessite toutefois un cadre précis, garantissant à la fois la sécurité des patients, le respect des règles d'hygiène et le bien-être de l'animal.
Elle est pratiquée en séances individuelles ou collectives et peut faire appel à des animaux très différents : chiens, chats, lapins, chevaux, chinchillas, perruches ...
Très utilisée en gériatrie, la médiation animale se développe depuis plusieurs années dans le champ de la cancérologie, notamment en pédiatrie. Des exemples en Grand Est :
- Au CHU de Reims, une journée de médiation animale organisée en partenariat avec Tout le monde contre le cancer a permis aux jeunes patients de rencontrer de petits animaux (tourterelles, lapins, chinchillas…), dans une démarche visant à favoriser détente, jeu et découverte au sein de l'hôpital.
- Aux Hôpitaux Civils de Colmar, un programme de médiation animale a été lancé dans les services de pédiatrie d'oncologie et de soins palliatifs : petits animaux et chien interviennent ainsi auprès des patients.
- C'est nouveau : À l'Institut Jean Godinot à Reims, un labrador accompagne les patients tout au long de leur parcours de soins, depuis juin 2026.
Ces différentes expériences illustrent l'intérêt croissant pour cette approche, qui enrichit l'offre de soins de support et accompagnements en cancérologie.
La médiation animale ne soigne pas le cancer et ne remplace pas les traitements. Elle s'inscrit dans une approche complémentaire, centrée sur la qualité de vie et le bien-être de la personne.Alors, sauf contre-indication de la part du médecin, et en tenant compte de l'état de santé, pourquoi ne pas profiter d'un peu de ronronthérapie ou de câlinothérapie ?
* La médiation animale apparaît ainsi comme une approche complémentaire prometteuse, susceptible d'améliorer l'expérience vécue du cancer et de l'hospitalisation, mais des études plus robustes et de plus grande ampleur sont nécessaires pour préciser son efficacité et ses indications (1-2).Références :
- Holder TRN, Gruen ME, Roberts DL, Somers T, Bozkurt A. A Systematic Literature Review of Animal-Assisted Interventions in Oncology (Part I): Methods and Results. Integr Cancer Ther. 20 août 2020;19:1534735420943278. doi:10.1177/1534735420943278 PubMed PMID: 32815410; PubMed Central PMCID: PMC7444110.
- Diniz Pinto K, Vieira de Souza CT, Benamor Teixeira M de L, Fragoso da Silveira Gouvêa MI. Animal assisted intervention for oncology and palliative care patients: A systematic review. Complementary Therapies in Clinical Practice. 1 mai 2021;43:101347. doi:10.1016/j.ctcp.2021.101347
- Quand la douceur d'un chien apaise la fin de vie | Ligue contre le cancer [Internet]. 2025 [cité 27 août 2026]. Disponible sur: https://www.ligue-cancer.net/42-loire/actualites/quand-la-douceur-dun-chien-apaise-la-fin-de-vie
Liens essentiels
CHU de Reims, une journée de médiation animaleTout le monde contre le cancerColmar, un programme de médiation animale a été lancé dans les services de pédiatrie d'oncologie et de soins palliatifs'Institut Jean Godinot à Reims, un labrador accompagne les patients10.1177/153473542094327810.1016/j.ctcp.2021.101347Https://www.ligue-cancer.net/42-loire/actualites/quand-la-douceur-dun-chien-apaise-la-fin-de-vie
Publié le 31 mars 2020 - Mis à jour le 27 août 2026




