Le parcours de Radiothérapie Interne Vectorisée

Parcours RIV
Le traitement par radiothérapie interne vectorisée (RIV) s'inscrit dans un parcours de soins rigoureusement organisé, mobilisant de nombreux professionnels de santé à chaque étape. De la décision thérapeutique prise en réunion de concertation pluridisciplinaire (RCP) jusqu'au suivi après le traitement, tout est mis en oeuvre pour proposer une prise en charge personnalisée, sécurisée et adaptée à la situation de chaque patient.
Après avoir donné son consentement au traitement par radiothérapie interne vectorisée (RIV), le patient est orienté vers un service de médecine nucléaire. Une équipe pluridisciplinaire spécialisée en RIV, composée de médecins nucléaires, d'endocrinologues, de radiopharmaciens, de radiophysiciens, de manipulateurs en électroradiologie médicale et de personnel de coordination, réalise les évaluations nécessaires et élabore une stratégie thérapeutique personnalisée.
Le jour du traitement, le patient est hospitalisé dans une chambre individuelle, similaire à une chambre standard, située dans un secteur dédié à la médecine nucléaire. Les visites ne sont pas autorisées. Cette hospitalisation, généralement de courte durée, permet :
  • l'administration du radiopharmaceutique,
  • la gestion des excrétas (notamment les urines), qui sont temporairement radioactifs,
  • et, selon les cas, la réalisation d'une imagerie de contrôle afin d'évaluer la bonne distribution du traitement au niveau de la (ou des) tumeur(s).

Le retour à domicile intervient le plus souvent le jour même ou le lendemain. Des consignes de radioprotection sont alors remises au patient pour une durée d'une semaine de manière générale, afin de limiter l'exposition de l'entourage, en particulier des jeunes enfants et des femmes enceintes. Certaines sécrétions corporelles (ex : urines, salive, sueur) peuvent en effet contenir de faibles traces de radioactivité pendant quelques jours.
Comme pour une chimiothérapie, le traitement par RIV peut être administré en plusieurs cures successives espacées de plusieurs semaines.
Pour aller plus loin :
 
La RIV en Grand Est :
L'offre de RIV s'étoffe progressivement à travers le Grand Est et à proximité, avec le CHRU de Nancy, l'Institut Strauss à Strasbourg, les Hôpitaux Universitaires de Strasbourg, l'Institut Godinot à Reims, les Hôpitaux Civils de Colmar, ainsi qu'à Dijon et Besançon.
Centre de recours et de référence du Grand Est en RIV, le CHRU de Nancy dispose d'une expertise reconnue et de capacités de prise en charge lui permettant d'accueillir des patients adressés depuis l'ensemble du territoire lorrain, ainsi que du Grand Est et de la Bourgogne-Franche-Comté. Adossée au CHRU, la plateforme d'imagerie moléculaire et de recherche Nancyclotep facilite l'accès des patients à des approches diagnostiques et thérapeutiques innovantes, notamment à des essais cliniques de phase précoce dans le domaine de la médecine nucléaire. 
 
Retrouvez la liste des essais cliniques disponibles en Grand Est et Bourgogne-Franche-Comté sur la base régionale HECTOR :
hector-essais-cliniques.fr
Ces autres articles pourraient vous intéresser :
Article rédigé en collaboration avec des médecins nucléaires du CHRU de Nancy.
Publié le 15 mai 2026 - Mis à jour le 26 juin 2026
Les acteurs
Qui contacter ?